Hymne à la vie et à l'amour éternels




"Être présent, c'est bien plus qu'être là!" Malcom Forbes


Maman,

dans une semaine, ce sera ta fête...

Il y a une semaine, cela a fait 9 mois que tu nous as quittés.

9 mois, le temps de donner naissance...

9 mois, le temps d'apprivoiser ton absence!


"Tu peux pleurer son départ Ou tu peux sourire parce qu’elle a vécu

Tu peux fermer les yeux et prier pour qu’elle revienne Ou ouvrir les yeux et voir qu’elle est partie

Ton cœur peut être vide de ne plus la voir Ou il peut être rempli de l’amour qu’elle a partagé

Tu peux tourner le dos à demain et vivre le passé Ou tu peux être heureux pour demain à cause du passé

Tu peux te souvenir d’elle et seulement qu’elle n’est plus Ou tu peux chérir sa mémoire et la laisser vivre

Tu peux pleurer et te renfermer, être vide et tourner le dos Ou tu peux faire ce qu’elle aurait voulu :

Sourire, ouvrir les yeux, aimer et aller de l’avant !"


C'est ce que j'ai décidé de faire pour toi, pour moi et pour tous ceux qui nous aiment!


Maman, tu n'es pas très loin... tu es même tout près... tu nous protèges, tu nous accompagnes... tu es présente dans nos esprits, dans nos cœurs et bien au-delà de toute cette matière physique!


Je tenais aujourd'hui à partager la dernière lettre que je t'ai écrite et lue le jour de ton deuil : le 14 octobre 2019.


"Maman,


Il y a des avant et il y a des après.


Il y a eu ta vie d’avant ta rencontre avec Ludo, notre beau-père : cette vie où tu nous as donné naissance à Gaëlle et à moi. Et puis il y a eu celle d’après, comblée de joie et d’amour à la hauteur de ce que tu méritais. Ludo, notre père de cœur : un cadeau tombé du ciel que tu as su apprécier chaque jour qui t’a été donné de vivre à ses côtés et que tu as honoré de ta plus tendre affection.

Puis il y a eu l’annonce du combat que tu allais devoir mener. (fin août 2018, le verdict tombe : cancer du poumon!). Si j’ai alors ressenti une profonde tristesse mêlée d’une grande injustice, toi, tu as relevé la tête et tu t’es mise à avancer avec un courage et une dignité qui n’a pas d’égal. À aucun moment, tu n’as plié ni même sourcillé. Tu n’as cessé d’avancer avec une seule idée en tête : te sortir de là, nous sortir de là car ta seule préoccupation était, je te cite : « de ne pas nous faire souffrir » ! Il y encore quelques jours, à la question : « comment te sens-tu ? », tu m’as répondu : « c’est un peu difficile comme tous les matins mais ça va passer ! »

Nous avons tous fait tout ce qui était en notre pouvoir pour t’accompagner, te soulager, te distraire parfois mais nous sommes malheureusement restés impuissants. Nous aurions voulu tout donner ; tu as toi-même tout donné aussi mais cela n’a servi à rien. Et comme ce constat est inacceptable, il m’a fallu trouver un sens à cette terrible épreuve.

Un sens pour moi : ta pudeur t’empêchait de me parler mais tes silences, tes sourires, tes regards à eux seuls me disaient combien tu m’aimais et comme tu étais fière de moi. Un sens aussi pour nous tous : n’attendons pas le week-end ni les vacances ni la retraite pour vivre l’essentiel en toute simplicité : partager et s’aimer ici et maintenant.

Je terminerai en relayant, à toute l’assemblée ici présente :

- Ton seul regret : ne plus voir grandir tes petits-fils et la peur qu’ils t’oublient.

- Ta dernière volonté : « Vous ne laisserez pas tomber mon Ludo ! ». Maman, tu peux compter sur nous tous ; nous te promettons de prendre soin de lui comme s’il s’agissait de toi.


Il y a eu un avant, et aujourd’hui commence un nouvel après. Rien n’est fini. Nous honorerons ta mémoire par nos plus belles pensées, paroles et actions ; en mettant de la joie et du cœur à l’ouvrage. À ton image."



Maman, tu gardais le sourire même quand tu étais au plus bas... Merci à toi pour cette leçon de courage! Je sais aujourd'hui que je tiens cette volonté et cette persévérance de toi! Merci de tout mon cœur.


Ton sourire

Ton sourire ne coûtait rien mais produisait beaucoup.

Il enrichissait tous ceux qui le recevaient.

Il ne durait qu’un instant

Mais son souvenir nous restera éternellement.

Personne ne pourra s’en passer

Et il restera gravé à jamais dans nos cœurs.

Il est le bonheur de l’amour partagé

Et le signe sensible de l’amitié.

Et si quelquefois vous rencontrez une personne

Qui ne sait plus avoir le sourire,

Donnez-lui le vôtre

Comme elle a su nous donner le sien si généreusement

Jusqu’à ses derniers instants.



Cette chanson de Xavier Rudd en ton hommage et pour tous ceux qui, comme toi, aiment la nature, le voyage, la contemplation : TIME to SMILE ("Le temps de sourire").

Cliquez sur ce lien :

https://www.youtube.com/watch?v=ScviRWjzDQU



Maman, à toi maintenant de nous dire que...


L’amour ne disparaît jamais

"Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours.

Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

Le fil n’est pas coupé.

Pourquoi serais-je hors de vos pensées ?

Simplement parce que je suis hors de votre vie ?

Je ne suis pas loin, tout va bien car je suis dans votre cœur."